Actualité du livre

État des lieux de la librairie en Bourgogne

En 2006 et 2013, le Centre régional du livre de Bourgogne avait successivement conduit deux études sur la filière du livre en région, permettant de donner une vision synthétique de cette filière par
métiers. La présente étude vise à approfondir la connaissance particulière du commerce de la librairie sur ce territoire, en s’attardant plus finement sur sa dimension économique. Dans le contexte de la nouvelle région, cet état des lieux permet de compléter l’étude sur la librairie indépendante en Franche-Comté, menée en 2015 par le Centre régional du livre de Franche-Comté.

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Les résultats présentés sont issus de données recueillies auprès de 39 librairies qui réalisent un chiffre d’affaires total cumulé de 25 951 212 € pour 166 emplois équivalent temps plein.

L’implantation, la taille et la typologie de ces librairies reflètent la morphologie physique et humaine de ce vaste territoire peu densément peuplé et qui ne comprend qu’une seule unité urbaine de plus de 100 000 habitants, Dijon. 28 % des points de vente sont situés dans des communes de moins de 5 000 habitants. Seules 4 librairies réalisent plus d’1 million € de chiffre d’affaires total. Si le CA total moyen (665 416 €) se situe légèrement en-dessous des normes constatées au niveau national, le CA médian (384 000 €) est en revanche relativement élevé. On trouve une part importante de librairies généralistes et de librairies-papeterie et peu de fonds spécialisés.

Malgré leur taille modeste, les librairies montrent une belle vitalité. La faible part de librairies de catégorie A et B a permis le développement de librairies de catégorie C dynamiques. Les transmissions d’entreprises sont réussies et régulières, le renouvellement des équipes se fait. La part de chiffre d’affaires réalisée avec la vente aux collectivités est contenue. La diversification de l’activité avec la vente de produits autres que le livre constitue une pratique acquise et courante : 24,5 % du CA est réalisé avec ces autres produits, influençant très positivement sur la marge commerciale finale et expliquant, en partie, un résultat net moyen de 2,3 %, un taux supérieur à ce que l’on peut constater dans d’autres régions.

Ces résultats économiques, pour bons qu’ils semblent, ne doivent pas faire occulter que 47 % des librairies ont une trésorerie négative, conséquence d’un manque de fonds propres et d’un besoin en fonds de roulement par le stock important. Rappelons que la librairie indépendante reste, la plupart du temps, un commerce sans capacité d’autofinancement.

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